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1 femme sur 2 est privée du droit à l’autonomie corporelle, d’après le rapport 2021 de UNFPA

1 femme sur 2 est privée du droit à l’autonomie corporelle, d’après le rapport 2021 de UNFPA
1 femme sur 2 est privée du droit à l’autonomie corporelle, d’après le rapport 2021 de UNFPA sur l’état de la population mondiale. Le pourquoi de ce chiffre frappant, l’accomplissement de l’indicateur 5.6 des Objectifs de Développement Durable relatif à l’autonomie corporelle et aux droits reproductifs des femmes dans le cadre de ce rapport ainsi que la situation au Maroc, seront au coeur d'une rencontre organisée le 11 novembre 2021  à Rabat par le Fonds des Nations Unies pour la Population au Maroc UNFPA avec la participation de Luis Mora, Représentant de UNFPA au Maroc,  Sylvia Lopez-Ekra, Coordonatrice Résidente du Système des Nations Unies pour le Développement au Maroc et plusieurs personnalités marocaines du monde scientifique  artistique ainsi que des partenaires et amis de UNFPA. Animé par Hicham Hou, la rencontre sera ponctuée d'interventions variées tels que celle de la sexologue Dr. Amal Chabach, la sociologue Soumaya Naamane Guessous, l'auteure  Maha Sano, l'artiste Latefa Ahrrare, le Cinéaste et auteur Hicham Lasri. 
Près de la moitié des femmes sont privées de leur droit à décider
Intitulé « Mon corps m’appartient : Revendiquer le droit à l’autonomie et à l’autodétermination », le rapport indique que d'après les données disponibles dans certains pays, près de la moitié des femmes sont privées de leur droit à décider d’avoir ou non un rapport sexuel avec leur partenaire, d’utiliser ou non des contraceptifs ou encore de recourir ou non à des soins de santé et met l'accent sur les lourdes conséquences  aussi bien économiques, judiciaires que sanitaires  sur un nombre important de femmes et de filles. Le rapport met un coup de projecteur aussi sur les lois qui favorisent ou restreignent la prise des décisions et révèle  qu’en moyenne, à l’échelle mondiale, les femmes ne disposent que de 75 % des droits légaux des hommes. A cela s'ajoute l’existence de lois et de réglementations propices à la santé sexuelle et reproductive qui ne dépendent pas du niveau de revenu d’un pays.
Investissement dans l'éducation 
Le rapport recommande par ailleurs d’investir dans l’éducation ainsi que dans les normes sociales assurant l’égalité des sexes. Il souligne l’importance du cadre législatif ainsi que le rôle central à jouer par les professionnels de santé dans l’accès aux soins. "Continuer à suivre le progrès à travers des données complètes, fiables et désagrégés s’impose aussi pour ne laisser personne pour compte", précise t-on dans le rapport. A rappeler que l’agenda de développent durable adopté à l'unanimité par les 193 Etats membres des Nations Unies en 2015, poursuit à l'horizon  2030 la cible 5.6.1. sur la « Proportion de femmes âgées de 15 à 49 ans prenant, en connaissance de cause, leurs propres décisions concernant leurs relations sexuelles, l’utilisation de contraceptifs et les soins de santé procréative » et la cible 5.6.2 sur le « Nombre de pays dotés de textes législatifs et réglementaires garantissant aux femmes et aux hommes de 15 ans ou plus un accès équitable et sans restriction aux soins de santé sexuelle et procréative, ainsi qu’à des informations et une éducation dans ce domaine ».
Nota Bene
  • L’état de la population mondiale est un rapport annuel phare de UNFPA. Publié chaque année depuis 1978, il met en lumière les questions émergentes dans le domaine de la santé et des droits en matière de sexualité et de reproduction, les porte à la connaissance du grand public et s’intéresse aux défis et aux perspectives qu’ils représentent pour le développement international.

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