عربية

Bientôt le retour à la vie (presque) normale :  où, qui, quand et comment ?

Bientôt le retour à la vie (presque) normale :  où, qui, quand et comment ?
Tayeb Hamdi, médecin, chercheur en politiques et systèmes de santé.
 Le retour progressif à la vie normale ou presque est désormais à la portée des pays vaccinés, grâce à une baisse de la transmissibilité du virus due à la large vaccination et le taux élevé des populations déjà touchées par le variant Omicron.
Durant une période transitoire le pass vaccinal sera de rigueur dans les pays à population moins boostée, parallèlement à une levée progressive des mesures barrières individuelles et collectives. Le masque dans les espaces clos non aérés devrait rester d’actualité, ainsi que les précautions nécessaires lors des rassemblements pour réduire la propagation du virus et décroitre le risque de l’émergence de nouveaux variants. Le passe vaccinal restera, pour longtemps, une exigence pour les déplacements internationaux.
Une opportunité sanitaire, sociale et économique que seuls les pays dont les populations sont hautement protégées par la vaccination pourront saisir avec assurance et sécurité. La troisième dose est en effet un vrai rempart face à Omicron contre les formes graves et les décès. Des estimations comparent même l’effet de la dose booster, vu sa réduction du risque d’infection et de réinfection, sur la transmission du virus à un confinement. La dosse booster réduit également le risque du COVID long et réduit considérablement le risque d’infection pour les enfants dont les parents ont été boostés. Si elle réhausse l’effet protecteur des deux premières doses, elle en garde en revanche le même profil de sécurité.
Les pays bien vaccinés connaitront dès la fin des vagues Omicron, et au moins jusqu’à l’hiver prochain ou la fin de la pandémie, une baisse de transmissibilité du virus due à la large vaccination et le taux élevé populations qui seraient déjà touchées, sauf mauvaise surprise d’émergence d’un nouveau variant plus dangereux Omicron. Ce dernier risque continuera de planer sur la planète tant que la pandémie continue, et c’est pourquoi d’ailleurs il ne faudrait pas baisser la garde, ni délaisser complètement mesures barrières individuelles et collectives.
Les pays les mieux vaccinés auront la possibilité de donner des bouffées d’oxygène aux populations, à la vie sociale, à l’économie. Le virus sera toujours là, et ces « bouffées d’oxygène » en contiendront certainement, mais les populations triplement vaccinées pourront profiter du retour à la vie normale ou presque sans craindre de se retrouver dans la réanimation ou décéder. Les non vaccinés courront toujours ce risque et seront rattrapés par le virus même après la fin de la pandémie : la pandémie prendra fin un jour, mais le virus restera endémique pour des années durant. Parmi les personnes non déjà infectées et non vaccinées, 99% finiront par être infectées par le virus, d’après des estimations basées sur la forte transmissibilité d’omicron, son échappement immunitaire et le taux des réinfections.
Vu le taux élevé de la population immunisée convenablement par la vaccination ou partiellement par l’infection, les cas graves continueront d’être enregistrés parmi les non vaccinés, sans pour autant menacer ou faire pression palpable sur les systèmes de santé dans les pays vaccinés. La protection des non vaccinés ne pourra plus être assurée par les états par le biais des mesures restrictives, ni par la protection solidaire assurés par les vaccinés qui subissent les restrictions pour protéger leurs concitoyens non vaccinés. La protection deviendra une responsabilité individuelle. Une personne vaccinée est une personne protégée. Une personne non vaccinée fera face seule au risque de formes graves et de décès. D’où l’importance de se faire vacciner le plus rapidement possible pour faire partie de celles et ceux qui retrouveront plus de libertés sans craintes sur la vie, et permettre ainsi aux pays de retrouver une vie quasi normale sans beaucoup de pertes de vies, ni craintes excessives de rétropédalage.
Jusqu’à présent et pour des années encore, seule une vaccination complète est synonyme de protection individuelle et collective.

Aucun Commentaire

Laisser un commentaire