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Cancer du col de l’utérus : une seule dose de vaccin pour les femmes de moins de 21 ans

Cancer du col de l’utérus : une seule dose de vaccin pour les femmes de moins de 21 ans
Une seule dose du vaccin contre le virus du papillome humain (VPH) à l'origine du cancer du col de l’utérus offre une protection similaire à celle fournie par deux doses aux personnes de moins de 21 ans, a annoncé dans un communiqué le lundi  11 avril le Comité d’experts de l’OMS sur la politique vaccinale.
Il recommande, sur la base des données  récentes, une dose du vaccin pour protéger les filles âgées de 9 à 14 ans ainsi que celles âgées de 15 à 20 ans du cancer du col de l'utérus.  Même recommandation pour les "personnes immunodéprimées, principalement les personnes atteintes du VIH" à qui il est parfois conseillé l’administration "d'au moins deux, voire trois doses, afin qu'elles soient totalement immunisées", a expliqué le docteur Alejandro Cravioto président du comité d'experts de l'OMS  en matière de politique vaccinale dans le communiqué.
Le cancer du col de l'utérus tue une femme dans le monde toutes les 2 minutes
Le cancer du col de l'utérus est  souvent  provoqué par une infection, sexuellement transmissible, au papillomavirus. Il  tue une femme dans le monde toutes les 2 minutes, a indiqué Dr Alejandro Cravioto. En 2020, plus de 340 000 femmes sont mortes du cancer du col de l’utérus, le quatrième cancer le plus fréquent chez les femmes dans le monde. Et environ 90 % des infections et des décès récents ont été enregistrés en 2020 dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.
« Je suis fermement convaincue qu’il est possible d’éliminer le cancer du col de l’utérus », a déclaré la directrice générale adjointe de l'OMS, Dr Nothemba Similla, ajoutant que « recommander une dose unique du vaccin peut nous permettre d’atteindre plus rapidement notre objectif de vacciner 90% des filles âgées de 15 ans d’ici 2030 ». La couverture mondiale du calendrier de vaccination à deux doses de 2020 était limitée à seulement 13%.
L’OMS note que plusieurs facteurs ont ralenti l’introduction du vaccin et réduit la couverture vaccinale dans certains pays, notamment les difficultés d’approvisionnement et le coût relativement élevé du vaccin, ainsi que les difficultés d’administration de deux doses aux adolescentes qui ne sont généralement pas incluses dans les programmes de vaccination des enfants. « L’option de recevoir une dose unique de vaccin est moins coûteuse, consomme des ressources et est plus facile à gérer », a précisé Similla.

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