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L’accès aux moyens de contraception sous la loupe de UNFPA et le Ministère de la Santé le 28 septembre

L’accès aux moyens de contraception sous la loupe de UNFPA et le Ministère de la Santé le 28 septembre
À l’occasion de la journée mondiale de la contraception, commémorée le 26 septembre de chaque année depuis 2007, UNFPA , Fonds des Nations Unies pour la Population, au Maroc organise en partenariat avec le Ministère de la Santé une rencontre virtuelle sur la situation et les perspectives du Programme national de la Planification familiale, le lundi 28 septembre 2020 à 14h, indique un communiqué de presse.
La rencontre sera diffusée en direct sur la page Facebook de UNFPA au Maroc et mettra l'accent sur l'expérience marocaine en matière de contraception et l'approche adoptée pour atteindre de manière satisfaisante toutes les populations sans distinction par milieu, selon le niveau d’instruction ou socio-économique.
" Le niveau d'utilisation contraceptive a contribué à la réduction de la mortalité maternelle qui a régressé de 332 décès par 100,000 naissances vivantes en 1990 à 72,6 en 2018. Cependant, plus d’efforts sont requis pour réduire le gap des 11,3% des besoins non-satisfait en planification familiale, des 12,8% qui ont toujours recours aux méthodes contraceptives traditionnelles et de la diversification des méthodes contraceptives au-delà de la pilule, majoritairement utilisée par 48,4% des femmes", précise t-on dans le communiqué de UNFPA Maroc. A travers cette rencontre, UNFPA au Maroc a aussi pour objectif d'attirer l’attention sur les conséquences de l'accès limité des femmes et des couples aux moyens contraceptifs, l'importance de faire un choix volontaire et éclairé sur le moment, le nombre et l’espacement des naissances et au delà éviter les grossesses non désirées et les avortements à risque. Ainsi, lors de cette rencontre, "la lumière sera mise sur quelques actions qui améliorent l’accès aux services de planification familiale, notamment la mise à disposition des contraceptifs injectables auto-administrés pour les femmes en âge de procréer", souligne t-on. Figurant parmi les recommandations des lignes directrices du Self Care, ce projet devrait permettre aussi bien de promouvoir l’autonomisation des femmes que de réduire le fardeau du système de santé, pour l’orienter vers les populations qui en ont le plus besoin. A rappeler qu’au niveau mondial, les grossesses non planifiées ou non désirées sont estimées à 87 millions par an.
Plus de la moitié des femmes concernées, soit 46 millions par an, ont recours à l'avortement provoqué. 18 millions le font dans des conditions dangereuses avec souvent des conséquences graves aussi bien sur le plan sanitaire que sur le plan économique.
A contrario, l’accès à des moyens modernes de contraception permet aux femmes de bien planifier leur vie familiale et professionnelle et "offrir une meilleure éducation à leurs enfants créant ainsi un cercle vertueux dont profiteront les générations futures" précise t-on dans le communiqué de presse.

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