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Covid-19: Les premiers essais cliniques du vaccin sur l’Homme en Europe

Covid-19: Les premiers essais cliniques du vaccin sur l’Homme en Europe
Alors que le nombre de morts dans le monde s'élève à 200 000 dont 90% en Europe et aux USA et plus de 2,8 millions de cas confirmés de Covid-19, la course aux vaccins se  poursuit avec plus de 150 projets de vaccins contre le Covid-19 qui seraient actuellement à l'étude dans le monde. La plupart sont en phase dite pré-clinique alors que d'autres sont en cours d'essais cliniques sur l'Homme

Premier essai sur l'Homme en Europe.

Les deux premiers volontaires Elisa Granato (en photo) et Edward O’Neill font partie de plus de 800 personnes recrutées pour l'étude. Le vaccin a été développé en moins de trois mois par une équipe de l'Université d'Oxford. La recherche pré-clinique a été piloté par Sarah Gilbert de l'Institut Jenner qui a déclaré avoir une grande confiance dans ce vaccin. Celui-ci est fabriqué à partir d'une version affaiblie d'un virus du rhume commun (connu sous le nom d'adénovirus) provenant de chimpanzés, qui a été modifié de manière à ce qu'il ne puisse pas se développer chez l'Homme. "Bien sûr, nous devons le tester et obtenir des données sur les humains. Nous devons démontrer qu'il fonctionne réellement et empêche les gens d'être infectés par le coronavirus avant d'utiliser le vaccin dans la population en général", précise Sarah Gilbert. Les chercheurs privilégient par ailleurs le recrutement de travailleurs de la santé locaux pour l'essai puisqu'ils sont les plus exposés au virus. Un essai plus important, portant sur environ 5 000 volontaires, débutera dans les prochains mois et ne sera assorti d'aucune limite d'âge.  L'équipe d'Oxford envisage également un essai de vaccin en Afrique. Les scientifiques espèrent que le million de doses sera prêt d'ici septembre et que la production pourra suivre pour répondre aux besoins, si bien entendu  le vaccin s'avère efficace.

Grand coup de pouce de l'ONU...

Alors que  les scientifiques de part le monde mènent une course contre la montre pour venir à bout du Covid-19, l'ONU annonce, en conférence virtuelle vendredi 24 avril, son initiative historique  avec l'implication de plusieurs pays dont la France et l'Allemagne et des organisations mondiales dont l'Organisation mondiale de la santé (OMS). L'Objectif étant d'accélérer la production des vaccins et des traitements contre le Covid-19 et surtout de  les rendre accessibles partout même les pays les plus vulnérables.

Les recherches vont bon train en Chine et aux États-Unis

En Chine, un puissant laboratoire chinois, teste expérimentalement un vaccin chez le singe, soutenant qu'il est efficace. Le vaccin, qui utilise des agents pathogènes inertes du virus à l'origine du Covid-19, a été administré à huit macaques rhésus, qui ont ensuite été artificiellement contaminés trois semaines plus tard, selon la recherche publiée par le groupe pharmaceutique Sinovac Biotech. Ces résultats devraient être validés par la communauté scientifique. Sinovac  a entamé par ailleurs des essais du même vaccin chez l'Homme depuis le 16 avril. Deux autres vaccins expérimentaux sont lancés d'une part par l'École militaire des sciences médicales et le groupe de CanSino et d'autre part, par l'Institut de produits biologiques et l'Institut de virologie de Wuhan. La Russie a de son côté, annoncé avoir développé neuf versions de vaccins contre le coronavirus que l’OMS a inclus dans la liste des vaccins prometteurs, a indiqué vendredi  24 avril, le Centre opérationnel russe pour la prévention et le contrôle des nouvelles infections au coronavirus. Les américains pour leur part, multiplient les recherches dans cette course aux vaccins. Le premier essai clinique d'un vaccin contre le Covid-19 aux Etats Unis  a été par ailleurs annoncé par les autorités sanitaires américaines à la mi-mars. Le vaccin se nomme mRNA-1273 et a été développé par des scientifiques des NIH et de l'entreprise de biotechnologies Moderna. "Les coronavirus sont sphériques et ont des pics à leur surface, ce qui leur donne l'apparence d'une couronne. Le pic s'attache aux cellules humaines, ce qui permet au virus d'y entrer. Le vaccin candidat de Moderna contient l'information génétique de ce pic dans une substance appelée « messager ARN », explique t-on. Cette découverte présente une lueur d'espoir pour un pays, considéré aujourd'hui comme  l'épicentre de la pandémie avec près de 50 000 décès et 900 000 cas. Ceci étant, malgré les avancées réalisées de part le monde, la question de l'industrialisation suscite les inquiétudes avec notamment des besoins de production de 6 ou 7 milliards de doses de vaccin.

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