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Deux nouveaux variants du sars-Cov2 ! ENCORE !

Deux nouveaux variants du sars-Cov2 ! ENCORE !
La nuit du mardi au mercredi a marqué un tournant dans la surveillance par l’OMS, des variants du Sars-Cov2 circulant à travers le Monde. Elle officialise ce jour là, sa surveillance accrue du variant colombien baptisé à l’occasion du nom de « Mu ». Quant au deuxième variant circulant essentiellement en Afrique du sud, le C.1.2. fait l’objet d’une controverse qui agite les experts et les scientifiques. Ils rassurent toutefois sur la non dangerosité de ce variant. Mu et C.1.2, sont donc les noms des deux nouveaux variants(arrivants sans jeu de mots) du Sars-Cov2 qui ont émergé il y a quelques mois respectivement en Amérique latine et en Afrique du Sud. Ces deux mutations du Sars-Cov2 ont de quoi inquiéter la population mondiale. Ils surviennent alors même Que le variant Delta est encore très actif à travers le monde et n’épargne aucun pays.
Mu, un variant venu de Colombie
Alors qu’il y a à peine quelques jours, il était classé dans la catégorie des variants à suivre,  Mu est désormais sous haute surveillance par les instances de l’Organisation mondiale de la Santé. Il a été détecté pour la première fois en janvier 2021 en Colombie. Depuis, il est responsable des flambées épidémiques que connaissent la Colombie et l’Equateur. Il représente respectivement 39% et 13% des sars-Cov2 en circulation dans ces deux pays, où il est en augmentation constante selon l’OMS. Des études affirment que le variant Mu résiste aux anticorps neutralisants produits par les patients convalescents ou vaccinés contre la Covid-19 ! Au niveau mondial, il ne représente à ce jour et fort heureusement que 0,1% des Sars-Cov2 en circulation. Il est déjà présent aux Etats Unis et en Europe notamment en Espagne, en Italie, en suisse et en France.
Le C.1.2. mute deux fois plus rapidement que les autres variants !
Une étude réalisée par des chercheurs de l’Institut National d’Afrique du Sud pour les maladies infectieuses, mentionne que le C.1.2. mute avec une cadence 1,7 fois plus rapide que le rythme global de mutation des autres variants. Ce qui est à priori très alarmant ! Toutefois, les scientifiques appellent à la prudence car il s’agit pour l’instant d’une étude pré-publiée. Elle n’a pas été revue par les pairs et ses résultats ne sont pas encore validés par la communauté scientifique. Le C.1.2. a déjà franchi les frontières de l’Afrique du Sud. Mais sa migration reste ponctuelle pour le moment. On ne relève que quelques cas en Chine, à l’île Maurice et en Nouvelle-Zélande ainsi qu’en Europe. D’ailleurs et contrairement au variant Mu, l’OMS n’a pas classé le C.1.2. comme un variant à mettre sous haute surveillance.
Dr. Issam BADREDDINE
Biologiste, Expert en Développement Durable

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