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Devons-nous avoir peur de nouveaux variants au Maroc? Dr Tayeb Hamdi nous livre des précisions.

Devons-nous avoir peur de nouveaux  variants au Maroc? Dr Tayeb Hamdi nous livre des précisions.

Alpha, Beta, Gamma, Delta, Epsilon, omicron… l’émergence des variants semble sans fin depuis plusieurs mois et cela inquiète le monde.  Est ce que cela devrait susciter les inquiétudes au Maroc ? Devons-nous avoir peur?.  Pour Dr Tayeb Hamdi, médecin et chercheur en politiques et systèmes de santé, la probabilité de l'émergence de nouveaux mutants dans l'environnement épidémiologique marocain est faible comparée aux pays qui connaissent une large diffusion du virus et de faibles taux de vaccination. Il explique que  le Maroc est l'un des pays les moins exposés à l'émergence de mutants grâce notamment au taux élevé de vaccination contre le Covid-19 et aussi en raison du grand contrôle de la propagation du virus au niveau national.  "Le Maroc n'enregistre depuis quelques tems que peu de cas et  l'évolution des vagues semble contrôlé  de manière significative par rapport  à d'autres pays", ajoute t-il. Il explique que l'émergence de mutants est étroitement liée à la propagation et à la reproduction du virus.  "Plus le virus se propage, plus il est probable que des mutations apparaissent, et vice versa. On constate donc l'émergence de mutants dans des pays qui vaccinent moins et où l'épidémie se propage fortement : en Grande-Bretagne avant le début de la vaccination, au Brésil, en Inde, en Afrique du Sud  avec le premier puis le second mutant", précise Dr Tayeb Hamdi.

Difficile de prédire quand et où les mutations apparaîtront, ni leur dangerosité.
En fait le processus de mutation d'un virus et l'émergence de variants est complexe. l'OMS précise que les mutations apparaissent quand le virus se réplique et il est sujet à des modifications et l'échange de matériel génétique entre plusieurs virus donne lieu à des recombinaisons. De fait, le variant est  virus porteur d’une ou plusieurs nouvelles mutations du virus initial  et qui peuvent être dangereuses. "Il est difficile de prédire quand et où les mutations apparaîtront, ni leur nature et leur dangerosité. Cependant, il est certain que les pays qui connaissent moins de vaccination et de plus grandes épidémies de virus sont le bon environnement pour l'incubation de mutations et de mutants", indique Dr Tayeb Hamdi. Et ajoute qu'au Maroc, les deux tiers de la population générale sont vaccinés contre le COVID-19,  plus de 80% de la population cible âgée de 12 ans et plus ont reçu au moins deux doses, et plus de cinq millions et demi de personnes ont reçu la troisième dose. C'est ce qui est à l'origine de la  tendance à la baisse des cas positifs  enregistrée ces dernières semaines au Royaume.
Attention aux fakes news
Dr Tayeb Hamdi appelle par ailleurs à ne pas croire les fakes news  propagés sur certains plates formes de médias sociaux  sur l'émergence de nouvelles mutations au Maroc dans les prochaines  semaines.  Pour lui, les  données scientifiques confirment la tendance à la baisse des cas positifs et de la propagation des mutants au Maroc. Il précise que la raison derrière la propagation massive du mutant omicron à l'échelle mondiale est le manque de vaccination dans certains pays. Et soutient que la vaccination complète, généralisée et rapide en plus du  respect des mesures préventives individuelles et collectives restent le meilleur moyen de protection individuelle et collective, et le meilleur moyen de réduire le risque d'émergence de nouvelles mutations et de nouveaux mutants.    

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