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Enfance : Le confinement est désastreux pour la santé mentale

Enfance : Le confinement est désastreux pour la santé mentale
La pandémie du Covid-19 qui sévit depuis fin 2020, a eu un impact considérable sur la santé mentale et le bien-être psychosocial des enfants et des jeunes. Selon un sondage réalisé par l’UNICEF auprès des jeunes en Amérique latine et aux Caraïbes et qui a généré plus de 8 000 réponses «plus d’un quart d’entre eux souffrait d’anxiété et 15 % de dépression». Bien entendu, de nombreux enfants victimes de violence, de négligence ou de maltraitance au sein de leur foyer ont été obligés durant le confinement de  rester enfermés avec leur agresseur. Ils étaient sans aucun soutien car ils étaient loin de leurs enseignants, de leur famille élargie ou de leur communauté.  «Avec les mesures de confinement et les restrictions en matière de déplacements liées à la pandémie, l’année passée a été éprouvante pour chacun d’entre nous, en particulier pour les enfants», note Henrietta Fore, Directrice générale de l’UNICEF. Et d’ajouter «lorsqu’on vit chaque jour séparé de ses amis et de ses proches, et que l’on est parfois enfermé à la maison avec son agresseur, les effets sont dévastateurs. De nombreux enfants se sentent effrayés, seuls, anxieux et inquiets pour leur avenir. Cette pandémie doit nous permettre de mieux aborder la santé mentale de l’enfant et de l’adolescent, et cela commence par accorder à ce problème l’attention qu’il mérite». Là, il faut savoir qu’au moins un enfant sur sept, soit 332 millions d’enfants dans le monde, a été soumis à une politique nationale de confinement obligatoire ou recommandé pendant au moins neuf mois. Ce qui n’est pas sans danger sur leur santé mentale et leur bien-être, affirme l’UNICEF. Ces petits êtres qu’on néglige «Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la pandémie de Covid-19 a perturbé ou interrompu les services de santé mentale dans 93 % des pays du monde, alors que la demande de soutien dans ce domaine augmente. Et bien avant la pandémie, les enfants et les jeunes avaient déjà des problèmes de santé mentale. Selon l’UNICEF «la moitié de tous leurs troubles mentaux se développant avant l’âge de 15 ans et 75 % au début de l’âge adulte. La majorité des 800 000 suicides recensés chaque année sont des jeunes et l’automutilation est la troisième cause principale de décès chez les 15-19 ans. Ce taux est encore plus élevés chez les adolescentes ». Selon les estimations mondiales un enfant sur quatre vit avec un parent souffrant de troubles mentaux. La situation est beaucoup plus grave pour les enfants et les jeunes faisant partie des populations vulnérables. «Les enfants qui vivent et travaillent dans la rue, les enfants handicapés et les enfants vivant dans des situations de conflit, risquent d’être entièrement négligés», prévient l’UNICEF.  

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