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Espoir: Le molnupiravir s’avère prometteur dans la lutte contre le Covid-19

Espoir: Le molnupiravir s’avère prometteur dans la lutte contre le Covid-19

Le Molnupiravir, un médicament  antiviral  oral , représente désormais un espoir dans la lutte contre le covid-19. On en parle depuis quelques mois mais les  études cliniques de phase III menées par Merck MSD qui développe le Molnupiravir, appelé aussi MK-4482/EIDD- rév2801, confirment son effet anti-viral à large spectre, c'est-à-dire qu'il fonctionne sur plusieurs types de virus. Ce médicament développé contre la grippe, perturbe efficacement le cycle de réplication d'un virus à ARN, dont le SRAS-CoV-2, l'agent à l'origine du COVID-19.  Il  s'est avéré actif notamment pour la prophylaxie, le traitement et la prévention de la transmission, ainsi que dans le SARS-CoV-1 et le MERS. Et les résultats de la partie de phase 3 (partie 2) de l'étude MOVe-OUT, confirment  le potentiel du molnupiravir à réduire le risque d'hospitalisation ou de décès https://merckcovidresearch.com/.

Comment ça fonctionne? 
Quand un virus entre dans une cellule, il libère son ARN (acide ribo-nucléique) pour produire de nouvelles particules virales capables d'infecter d'autres cellules de l'organisme. Pour bloquer cet infection,  les antiviraux  perturbent  le cycle de réplication d'un virus et permettent de ralentir sa progression dans l'organisme et au delà stopper la propagation de l'infection.
D'après Merck MSD, le Molnupiravir, administré deux fois par jour pendant cinq jours à des patients infecté par le SRAS-CoV-2 et non hospitalisés,  va glisser un "faux nucléotide" parmi ceux qui composent l’ARN. Ce nucléotide de synthèse va être intégré dans l'ARN viral au moment de sa réplication et va prendre la place d'un des nucléotides 'naturels' du virus. Il va donc être pris en charge par la polymérase (l'enzyme en charge de synthétiser l'ARN ) qui le confond avec un nucléotide naturel. Une fois incorporé, la polymérase continue de synthétiser l'ARN avec un nucléotide qui n'est pas naturel. Au cycle suivant de réplication, cela entraîne des mutations dans le génome.
Source : Merck & Co., Inc.
 

Bon à savoir:

  • L'EIDD-2801 a été inventé par Drug Innovations at Emory (DRIVE), LLC, une société de biotechnologie à but non lucratif entièrement détenue par l'Université Emory, et avec un soutien financier partiel du gouvernement américain.
  • Le molnupiravir est mis au point par Merck  en collaboration avec Ridgeback Biotherapeutics
  • MOVe-OUT (MK-4482-002) est une étude de phase II/III, avec répartition aléatoire, contrôlée par placebo, à double insu et multicentrique visant à évaluer le molnupiravir administré par voie orale chez des participants non hospitalisés âgés d’au moins 18 ans, dont les résultats de laboratoire ont confirmé le diagnostic de COVID-19 et dont l’apparition des symptômes est survenue dans les cinq jours précédant la répartition aléatoire.
  • L’étude prévoit l’inscription d’un total de 1 850 participants atteints d’une forme légère ou modérée de la COVID-19. En tout, 1 550 patients de la phase III de l’étude seront répartis de façon aléatoire selon un rapport 1:1 et recevront du molnupiravir (800 mg) ou un placebo deux fois par jour pendant cinq jours. Le principal objectif en matière d’efficacité. 

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