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À Fès-Meknès, le chardon à glu tue plus que le gaz 

À Fès-Meknès, le chardon à glu tue plus que le gaz 
La région de Fès-Meknès, représente 13% des cas d’intoxications accidentelles recensés au Maroc par le Centre Antipoison et de Pharmacovigilance du Maroc (CAPM) entre 1989 et 2018. Et le taux de létalité est plus élevé chez les femmes. C’est ce qui ressort d’une étude intitulée «états des lieux des intoxications aigues dans la région Fès-Meknès » publiée par le CAPM.
«Cette étude nous a permis de dresser pour la première fois l’épidémiologie des intoxications dans la région de Fès-Meknès durant les 30 années précédentes. Elle montre que les intoxications dans la région de Fès-Meknès sont fréquentes et de gravité modérée », précise-t-on auprès du CAPM.
Selon cette étude, «la létalité était plus importante chez le sexe masculin avec 1,5% des cas et elle était plus importante chez le nouveau-né (5,3%) que chez l’adulte (1,2%) ». C’est en milieu urbain ou cette létalité est la plus élevé avec 2,5% des cas.  Avec 6,6% des cas, la province de Boulemane a enregistré la plus grande létalité. S’agissant des causes de ces intoxications, les produits gazeux essentiellement oxycarbonés arrivent en tête avec 34,5 % des cas déclarés.  Ils ont suivis des intoxications médicamenteuses et alimentaires avec respectivement 19,7 % et 15,8 % des cas déclarés. « La fréquence d’intoxication liée aux produits gazeux peut être expliquée par le climat froid de la région en hiver et le recours aux moyens de réchauffement», explique-t-on auprès du CAPM.  «Cependant, la létalité la plus importante a été observée chez les intoxiqués par les plantes (12,2%), suivis des intoxiqués par les drogues et les pesticides, avec respectivement une létalité de 3,4 et 3,3% », note-t-on auprès du CAPM.
Au niveau des intoxications par les plantes, le chardon à glu, cette plante vénéneuse, a représenté 30% des cas avec un nombre important de décès de l’ordre de 42 cas, soit 13,5% des cas de décès.
«Cette situation s’explique par le recours la population de cette région à la pharmacopée traditionnelle liée essentiellement à l’accessibilité, les habitudes culturelles ainsi que la richesse végétale de la région de Fès-Meknès », souligne le CAPM. Il y a aussi les facteurs éducationnel et financier à prendre en considération.

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