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IBA et le SCK-CEN s’allient pour produire le « médicament le plus rare au monde » contre le cancer

IBA et le SCK-CEN s’allient pour produire le « médicament le plus rare au monde » contre le cancer
Bonne nouvelle dans le traitement du Cancer. IBA s'allie au Centre de recherche nucléaire de Mol pour développer et produire l'Actinium-225, un nouveau radio-isotope qui présente des perspectives prometteuses  dans le traitement du cancer révèle un article publié sur le journal français L'Echo.
C'est quoi la radio-théranostique ? 
Il s'agit d'un  traitement qui combine l'approche thérapeutique et le diagnostic en médecine nucléaire. Il s’appuie sur l’utilisation de radio-isotopes qui, lorsqu’ils se désintègrent, émettent un rayonnement qui permet de localiser précisément et de détruire les cellules cancéreuses, précise t-on  dans l'article. Et c'est  l’Actinium-225,  l'un des  des isotopes, le plus porteurs d'espoir à cause notamment de ses  capacités à tuer les cellules cancéreuses dans un rayon très court tout en épargnant les tissus sains environnants. On explique que sa  demi-vie (10 jours) facilite la gestion logistique et permet une distribution centralisée. Ceci étant, l'Actinium-225 est très peu disponible et sa  production actuelle  ne permettrait de traiter qu’un' nombre limité de  patients annuellement et c'est la raison de son surnom de "médicament le plus rare au monde".
Le médicament le plus rare  suscite l'intérêt  des sociétés pharmaceutiques 
Malgré sa rareté, ce médicament suscite  l'intérêt des sociétés pharmaceutiques qui  travaillent actuellement avec du lutétium, un sous-produit des centrales nucléaires, moins performant.  Mercredi 15 septembre, les deux acteurs belges du monde des radio-isotopes, la société brabançonne IBA et le Centre belge de Recherche Nucléaire (SCK-CEN),  ont dévoilé mercredi un accord en vue de développer et de produire l'Actinium-225. Dans l'article, on précise que ce partenariat consiste en une évaluation approfondie de la faisabilité technique et économique du projet. En fonction des résultats de cette première phase, SCK CEN et IBA prévoient d'entreprendre la construction et la mise en service d'une unité de production sur le site de SCK CEN à Mol.
"Nous pensons avoir mis au point une technique de production de l’actinium-225, qui pourrait être une solution à l’émergence de nouveaux types de théranostique" explique Olivier Legrain, le CEO d'IBA. "En mêlant nos compétences, on pense que l’on a le potentiel pour développer des solutions à grande échelle pour la production de cet isotope qui, s’il devient réalité, pourrait être très demandé. L’accord porte sur la mise au point de ce procédé pour éventuellement, dans un deuxième temps, jouer le rôle de CDMO dans le monde de l’Actinium-225". Le  patron  prévoit dans les six prochains mois, une solution élégante, qui sera un vrai avantage compétitif  avec  "des radio-isotopes qui seraient de loin la meilleure solution". La technologie qu'IBA compte en fait adopter  une nouvelle version du rhodotron, un accélérateur d’électrons,  utilisé aujourd’hui pour stériliser les équipements médicaux. Le rhodotron est une technologie propre à la société. Olivier Legrain croit fermement en l'avenir de ce nouveau produit et pense à une mise  sur le marché en 2025/2026.  "Mais on doit prendre les décisions aujourd’hui. Car les big pharma doivent sécuriser leur supply chain avant de lancer leurs essais cliniques. Et ils ont d’ailleurs besoin, pour lancer ces essais cliniques, d’avoir accès à des productions. Nous sommes sur des partenariats stratégiques et financiers qui devront se faire dans les 18 à 24 mois qui viennent", ajoute t-il. 
D'autres acteurs dans la course.
A noter que Novartis est l'une des sociétés les plus avancées dans ce secteur puisqu'elle a développé un traitement contre le cancer de la prostate fondé sur la médecine nucléaire et  qui réduit le risque de décès de 38% par rapport aux soins standard. Vas Narasimhan, le directeur général de Novartis, a indiqué au Financial Times qu'il estimait "que cela pourrait ouvrir un marché de plus de 10 milliards de dollars pour la prochaine décennie". D'autres recherches approfondies et de nombreuses études sont en cours et portent  sur les cancers du poumon, du côlon, du sein, du pancréas, du sang (leucémie et autres formes plus rares) et du rein, mais aussi sur des formes de cancers plus rares comme le glioblastome, le cancer du cerveau le plus mortel.

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