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Le sport sur ordonnance, alternative aux médicaments?

Le sport sur ordonnance, alternative aux médicaments?
Les patients atteints de surpoids, de maladies cardiovasculaires, de cancer, de diabète et d'autres maladies chroniques peuvent pratiquer un sport qui leur convienne. De nombreuses études scientifiques et épidémiologiques ont par ailleurs démontré que l'activité physique a un effet positif sur la santé des malades, la qualité de vie et elle est nécessaire pour l'équilibre et au bien-être. Elle réduirait de 20 % à 30 % le risque de rechute pour les personnes qui pratiquent une activité physique deux à trois heures par semaine et diminuerait le risque de survenue d'un cancer dans la population. Les médecins conseillent d'ailleurs de plus en plus à leurs patients les activités physiques et des sports aux multiples bienfaits tels que la marche, la natation, le vélo, les sports collectifs, etc. Certains vont même plus loin comme un médecin français qui prescrivait depuis quelques années, des séances de karaté à des malades du cancer pour redonner du souffle à leur vie. Il y a  au même création d'une association en France qui s'appelle  " Cancer arts martiaux et informations" (CAMI). Initiée par Thierry Bouillet, oncologue au CHU Avicenne de Bobigny (Seine-Saint-Denis) et ancien médecin de l'équipe de France de karaté, et Jean-Marc Descotes, professeur de karaté et ancien sportif de haut niveau, cette association propose aux patients atteints de pathologie cancéreuse, pendant et après leurs traitement, des cours de pratique sportive spécifiquement conçus et encadrés par des professionnels.  L'objectif étant d'aider les patients à mieux supporter les effets secondaires de leur traitement, au premier rang desquels la fatigue. Et les résultats ont été fabuleux puisque les séances permettent de diminuer la pénibilité des chimiothérapies et de surmonter la fatigue et la déprime. Cette expérience originale est confortée par de récentes données scientifiques  qui ont enregistrées une réduction du risque de récidive de plus de 50% dans le cancer du sein, parmi les femmes les plus actives. Et jusqu'à 70% de risque de mortalité en moins en cas de cancer de la prostate, du côlon ou du rectum, quand l'activité physique est soutenue, de trois à cinq heures par semaine. De son côté, le Centre de recherche cancer et environnement de l'université de Pittsburgh, aux États-Unis, confirme en se basant sur des recherches qu'une activité physique régulière diminue les pics de sécrétion de certaines hormones - œstrogènes, testostérone, insuline... - qui favorisent la croissance des tumeurs. Et l'activité sportive agit directement sur certains médiateurs de l'inflammation qui, en occupant nos cellules de l'immunité, les détournent de leur fonction d'élimination des cellules cancéreuses. ceci étant, les spécialistes recommandent aux patients le choix d'une activité physique en concertation avec l'équipe médicale.

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