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L’ONU s’inquiète de la situation des personnes vulnérables face au CoVid-19

L’ONU s’inquiète de la situation des personnes vulnérables face au CoVid-19
Les personnes en situation difficile inquiètent le secrétaire général de l'ONU. Dans un communiqué de l’ONU datant du 3 juin 2020 et dont une copie a été transmise à saha.ma, M. Antonio GUTERESS s’adresse à la communauté internationale en la  mettant en garde contre les conséquences  de la Covid-19 notamment  les effets dévastateurs sur les moyens d’existence d’une large frange de la population mondiale et qui frappe durement les plus vulnérables d’entre elle. Il évoque plus particulièrement, les millions de personnes en situation de déplacement notamment les réfugiés et les déplacés internes obligés de fuir leur foyer en raison de la violence ou d’une catastrophe ou encore les migrants en situation précaire. « Elles font face maintenant à trois crises confondues en une seule. » précise le Secrétaire Général de l’ONU.

Une crise sanitaire

Tout d’abord, ces populations en déplacement souffrent de  la crise sanitaire en étant plus exposées au virus lorsqu’elles vivent ou travaillent dans des lieux où la distanciation physique est un luxe que l’on ne peut se permettre, et que les services et les produits de base, comme les soins médicaux, l’eau, l’assainissement et l’alimentation, sont difficiles d’accès.  La situation est encore plus dramatique pour les nombreuses personnes en déplacement qui vivent dans les pays les moins développés.

Une crise socio-économique

Les personnes en déplacement et plus particulièrement celle travaillant dans l’économie informelle sans couverture sociale, subissent de plein fouet une crise socio-économique et ne peuvent de ce fait envoyer des fonds à  leur familles restées dans leurs pays d’origine. La baisse des envois de ces fonds risque de baisser de 109 milliards de dollars précise le Secrétaire Général.

Une crise de protection  

Ces populations vulnérables devront faire face également à une crise de protection. En effet, Antonio Guteress déclare que plus de 150 pays ont imposé des restrictions aux frontières pour contenir la propagation du virus, dont au moins 99 États n’ont prévu aucune exception pour les demandeurs d’asile. En plus de ces trois crises auxquelles elles doivent faire face, les personnes en situation de déplacement doivent affronter une explosion de la xénophobie, du racisme et de la stigmatisation dus à  la peur de la COVID-19. Enfin, la situation déjà précaire des femmes et des filles s’est encore aggravée, elles qui se retrouvent davantage exposées aux violences de genre et à l’exploitation et aux atteintes sexuelles précise le Secrétaire général de l’ONU.

Réinventer la mobilité Humaine

« La crise engendrée par le COVID-19 est l’occasion de réinventer la mobilité humaine » déclara Antonio Guteress en s’adressant à la communauté internationale et précise que cela doit s’effecteur en se basant que 4 fondements : 1-une action sanitaire et socio-économique  inclusive profitant à tous est à même de permettre l’éradication du  virus, de relancer nos économies et d’avancer dans la mise en œuvre des objectifs de développement durable (ODD). 2-Défendre la dignité humaine face à la pandémie et s’inspirer des quelques pays qui ont su mettre en place des restrictions aux déplacements et des contrôles aux frontières dans le plein respect des droits humains et des principes internationaux de la protection des réfugiés. 3- la santé de tous dépend de celle de chacun : pour cela  les diagnostics, les traitements et les vaccins doivent être accessibles à toutes et tous. 4-les personnes en situation de déplacement font partie de la solution :  il est primordial de supprimer les barrières que rien ne justifie et d’examiner les moyens d’ouvrir des voies d’entrée légales aux migrants et réduire les coûts de transaction pour les envois de fonds qu’ils effectuent. Pour Antonio Guterres, il est dans l’intérêt de tous de veiller à ce que la protection des réfugiés dans le monde soit une responsabilité partagée et à ce que sa charge soit équitablement répartie, et à ce que la mobilité humaine reste sûre, inclusive et conforme au droit international des droits de l’homme et au droit des réfugiés.  

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