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Manger les petits fruits pour contrer la maladie de Parkinson

Manger les petits fruits pour contrer la maladie de Parkinson
Une intéressante publication  scientifique récente rapporte que la consommation d’aliments riches en polyphénols, en particulier les petits fruits et le vin rouge, est associée à une réduction de la mortalité liée à la maladie de Parkinson MP. Le journal de Montréal  révèle dans l'un de ses articles que  la contribution du mode de vie au développement de la MP est suggérée par la proportion restreinte de cas où une prédisposition génétique transmise par l’hérédité a été clairement établie, avec environ 15 % des patients qui ont un historique familial de la maladie.
Parmi les facteurs du mode de vie identifiés figure la consommation d’aliments riches en polyphénols de la classe des flavonoïdes a été associée à une réduction du risque de développer la MP.(2) Ces polyphénols (et surtout leurs métabolites) possèdent la propriété de traverser la barrière sang-cerveau.
Des études réalisées avec des modèles animaux ont montré que l’administration d’extraits d’aliments riches en flavonoïdes (petits fruits comme les fraises ou les bleuets, par exemple) provoque l’accumulation de ces molécules dans le cerveau.
La présence de flavonoïdes au niveau cérébral est associée à une diminution du stress oxydatif et de la neuroinflammation, ce qui protège les neurones producteurs de dopamine et pourrait donc freiner le développement de la MP.(2)
Réduction de mortalité
Une étude récente, réalisée par le même groupe, suggère que la consommation d’aliments riches en flavonoïdes pourrait aussi réduire le risque de mortalité prématurée causée par la MP.(3) Dans cette étude, les chercheurs ont examiné l’association entre l’apport alimentaire en flavonoïdes et l’incidence et la mortalité liée à la MP en utilisant les données récoltées dans deux grandes études menées par l’Université Harvard, soit la Nurse’s Health Study, en cours depuis 1976 (121 700 femmes), et la Health Professionals Follow-up Study, démarrée en 1986 (51 529 hommes). Sur une période de 32-34 ans, ils ont observé que les personnes atteintes de la MP qui consommaient les plus grandes quantités d’aliments riches en polyphénols avaient un risque significativement réduit de mortalité (22 %) comparativement à ceux qui en consommaient le moins, cette réduction étant particulièrement prononcée pour une consommation de trois portions ou plus par semaine de petits fruits (réduction du risque de 26 %) et de vin rouge (réduction de 40 %). Cette association entre l’apport en flavonoïdes et la réduction de la mortalité prématurée est observée autant avant qu’après le diagnostic de la maladie.
Pour les spécialistes,  la consommation régulière des des aliments riches en anthocyanines est très importante (et en flavonoïdes en général). Ces molécules sont également associées à une réduction de l’ensemble des maladies chroniques, que ce soit les maladies cardiovasculaires, le cancer ou encore le déclin cognitif.
Nota bene

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