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Vaccination anti-Covid : Questions/Réponses de InfoVac Maroc

InfoVac Maroc a édité le 27 décembre un document inédit sur la vaccination anti-Covid-19 présenté sous forme de questions/réponses. Ce texte selon InfoVac Maroc a été élaboré sur la base des connaissances disponibles au 27 décembre 2020 et il est susceptible d’évoluer en fonction de nouvelles données. En voici l’intégralité

  • C’est quoi une vaccination ?

Elle est conçue pour apprendre au système immunitaire à reconnaître, mémoriser et bloquer en toute sécurité un microorganisme à l’origine de la maladie visée. En cas d’exposition ultérieure, la réponse immunitaire induite permettra d’éviter la survenue de la maladie ou d’en atténuer les manifestations cliniques. L’apprentissage du système immunitaire consiste à lui présenter un ou plusieurs antigènes caractérisant le micro-organisme, le plus souvent une protéine de surface, pour obtenir :

– Une activation de lymphocytes B qui produisent des immunoglobulines (anticorps) capables de reconnaitre cette protéine,

– des lymphocytes T activables dès la reconnaissance de cette protéine de surface.

  • Comment fabrique-t-on un vaccin ?

Les vaccins sont des médicaments. Leur développement traditionnel est un processus long, nécessitant une moyenne de15 ans avant la mise sur le marché. Il démarre par la conception du vaccin et son évaluation initiale sur des modèles cellulaire et animaux. Ceci est suivi par des étapes plus formalisées d’exploration de l’efficacité et de la toxicologie sur des modèles animaux en parallèle de travaux sur le processus de fabrication, on appelle toutes ces étapes les étapes précliniques. Ensuite, les premiers tests de sécurité sont réalisés chez l’homme (phase I), suivis par des études sur la recherche de la dose efficace (phase II). Pendant ces différentes phases, on étudie l’immunogénicité du vaccin candidat. Enfin, si le vaccin candidat a passé toutes ces étapes, on passe à l’évaluation de son efficacité en population, ce sont les études de phase III. Ces trois phases constituent les étapes cliniques. Une fois ces résultats obtenus, le dossier du vaccin est soumis à une autorité de santé compétente avant mise sur le marché. On voit donc que ce processus est long, complexe, et il fait l’objet d’une évaluation économique à chaque étape.

  • Quels sont les objectifs de la vaccination ?

L’objectif de la vaccination est à l’heure actuelle d’assurer la meilleure protection possible de la population contre la COVID-19. Les attentes au début de la vaccination sont avant tout une réduction du fardeau de la maladie. Les buts principaux de la vaccination sont :

– Diminution du fardeau de la maladie, notamment des formes graves et des cas mortels de COVID-19 ;

– Maintien des capacités du système de santé ;

– Réduction des conséquences sanitaires, psychique, sociales et économiques négatives de la pandémie de COVID 19.

  • Comment expliquer qu’on mette si peu de temps pour développer les vaccins contre la Covid-19 ?

La pandémie a nécessité une réponse beaucoup plus rapide que le schéma traditionnel. Cette accélération a été facilitée par plusieurs facteurs :

1. Le plus important est le développement préalable de vaccins de deux «cousins» très proches du SarsCov-2, le Sars-Cov et le Mers-Cov. Ceci a permis d’utiliser toutes leurs données de conception et de production du vaccin pour les adapter au Sars-Cov-2. Ceci explique pourquoi la première étude clinique a eu lieu dès mars 2020.

2. Le développement clinique a été réalisé de façon adaptative et beaucoup plus rapide, avec des essais de phase I/II progressant en phase III après analyses intermédiaires.

3. Le troisième facteur très important est qu’un risque financier a été pris par les entreprises pour avancer plus vite sans une assurance de rentabilité à chaque étape. Un exemple assez frappant est que plusieurs entreprises produisent déjà la forme commerciale avant la fin de leurs études de phase III, ce qui a permis un énorme gain de temps, mais aussi un énorme risque financier si les études ne sont pas concluantes.

4. Enfin, le quatrième facteur est les autorités de santé évaluent les dossiers des candidats vaccins en urgence et de façon continue, avant même que le dossier final soit abouti.

Ces 4 facteurs ont permis d’accélérer l’intégralité du processus de développement et de production en conservant toutes les évaluations habituelles de leur sécurité.

  • Quels types de vaccins contre la COVID-19 sont actuellement mis au point ? Comment fonctionneraient-ils ?

Des scientifiques du monde entier ont mis au point de nombreux vaccins contre la COVID-19. Ces vaccins sont tous conçus pour apprendre au système immunitaire à reconnaître et à bloquer en toute sécurité le virus à l’origine de la COVID-19. Plusieurs types de vaccins potentiels contre la COVID-19 sont en cours de mise au point, notamment :

– Des vaccins inactivés ou vivants atténués contenant une forme inactivée ou atténuée du virus qui ne peut pas causer de maladie mais qui entraîne tout de même une réponse immunitaire.

– Des vaccins à base de protéines, qui contiennent des fragments inoffensifs de protéines ou d’enveloppe protéique qui imitent le virus de la COVID-19 pour entraîner une réponse immunitaire en toute sécurité.

– Des vaccins à vecteurs viraux, qui contiennent un virus génétiquement modifié de façon à ne pas causer de maladie mais qui produisent des protéines du coronavirus pour entraîner une réponse immunitaire en toute sécurité.

– Des vaccins à ARN et à ADN, mis au point selon une méthode de pointe consistant à utiliser un ARN ou un ADN génétiquement modifié pour produire une protéine qui entraîne une réponse immunitaire en toute sécurité.

  • Les vaccins anti-Covid-19 contiennent-ils des adjuvants ?

Les vaccins à ARNm et les vaccins reposant sur des vecteurs viraux ne contiennent pas d’adjuvant, leur structure même permettant de stimuler le système immunitaire inné. Les vaccins qui nécessitent l’utilisation d’adjuvant sont les vaccins inactivés et les vaccins protéiques.

  • Le Maroc a opté pour quel type de vaccin ?

Notre pays a opté pour un vaccin inactivé provenant de la Chine. C’est une technique traditionnelle que l’on retrouve chez le vaccin de la poliomyélite de l’hépatite ou de la grippe. Ce vaccin nécessite un adjuvant pour stimuler la réponse immunitaire. Le Maroc a aussi participé aux essais cliniques concernant ce vaccin.

  • Les vaccins contre la COVID-19 conféreront-ils une protection à long terme ?

Il est trop tôt pour savoir si les vaccins contre la COVID-19 conféreront une protection à long terme. D’autres travaux de recherche sont nécessaires pour répondre à cette question. Cependant, il est encourageant de constater que, d’après les données disponibles, la plupart des personnes qui guérissent de la COVID-19 développement une immunité qui offre au moins une certaine protection contre la réinfection – bien que nous ne sachions pas encore à quel point cette protection est forte et combien de temps elle dure. Il est possible que l’efficacité des vaccins soit très élevée pendant des années, ou qu’elle diminue après 3-4 mois pour se stabiliser ensuite, ou encore qu’elle diminue de manière continue. Ainsi, on ne peut pas encore exclure qu’une vaccination périodique (annuelle ?) soit nécessaire pour les personnes à risques, comme c’est le cas avec la grippe.

  • Les gens auront-ils besoin de vaccinations répétées et, si oui, à quelle fréquence?

Le vaccin nécessite deux doses à administrer à 21 jours d’intervalle. On ne sait pas encore combien de temps d’immunité au virus SRAS-CoV-2 durera après la vaccination. Il est actuellement difficile de dire combien de temps durera la «mémoire immunitaire» car «les essais cliniques n’ont pas été mis en place pour répondre à cette question, et en tout cas, ils n’ont commencé à distribuer que des secondes doses du vaccin il y a quatre mois. Cela deviendra plus clair avec le temps et les volontaires continueront d’être surveillés. Les données sur l’immunité contre d’autres coronavirus suggèrent que l’immunité au virus SRAS-CoV-2 pourrait être de courte durée, «peut-être de 12 à 18 mois». Le suivi de l’immunité dans les mois et les années à venir sera essentiel: Il n’y a pas de moyen rapide de déterminer combien de temps l’immunité au virus SRAS-CoV-2 durera, et les chercheurs devront surveiller cela de près dans les mois et les années à venir. Il sera important que les responsables de la santé publique surveillent l’immunité – et savoir quand elle commence à diminuer. Une façon d’y parvenir, en plus de suivre les infections parmi les personnes qui ont reçu les vaccins, consiste à évaluer périodiquement leurs taux d’anticorps et de cellules immunitaires.

  • Comment la sécurité des vaccins sera-t-elle contrôlée?

La sécurité des médicaments (y compris les vaccins) est surveillée en permanence par le centre de la pharmaco-vigilance par lequel les rapports d’effets secondaires suspectés sont envoyés par les professionnels de la santé et les patients. Dans le cas spécifique des vaccins Covid-19, il a été déclaré qu’il existe «une stratégie de surveillance de la sécurité robuste et proactive pour les vaccins COVID-19 qui permet une surveillance rapide et en temps réel de la sécurité.

  • Y a-t-il des effets secondaires avec ces vaccins anti-Covid?

Comme pour tout traitement médical et tout vaccin, des effets secondaires sont bien sûr possibles. Le risque zéro n’existe pas. Ces effets indésirables peuvent être locaux, à l’endroit de l’injection (douleur, gonflement, irritation). Ces réactions sont tout à fait normales et font partie de la réponse immunitaire vaccinale. Des effets secondaires comme de la fièvre, des frissons, de la fatigue, des maux de tête sont également possibles. Ces réactions diffèrent d’une personne à l’autre et n’ont rien d’inquiétant. Des effets secondaires plus graves sont eux rarissimes. Il faut également savoir que, si ces vaccins sont autorisés, ils feront ensuite l’objet d’un monitoring constant, beaucoup plus important que pour les autres vaccins mis sur le marché précédemment.

  • Quel laps de temps minimum est-il nécessaire pour établir la sécurité d’un vaccin ?

Les effets secondaires surviennent dans les jours, les semaines et les 2 à 3 mois qui suivent la vaccination, lorsque le système immunitaire est activé au maximum. Ainsi, un suivi de 6 mois est nécessaire et suffisant pour les identifier. L’autre facteur important pour estimer la sécurité d’un vaccin est le nombre de personnes déjà vaccinées sans signal d’alerte : lorsque le Maroc commencera à vacciner, des dizaines de millions de personnes à risque auront déjà été vaccinées dans d’autres pays. Cela permettra d’identifier – ou non – des effets secondaires nouveaux et inattendus.

  • Que se passera-t-il si le virus mute ?

Il est possible que le virus du Covid-19 mute, comme le virus de la grippe, ce qui explique la nécessite d’une campagne de vaccination annuelle. Il est avéré que différentes souches du virus circulent mais l’efficacité du vaccin ne sera pas pour autant amoindrie. En effet, la protéine Spike vers laquelle se dirige nos anticorps et qui est ciblée par le vaccin n’est pas affectée par les mutations. De plus, la Covi-19 mute beaucoup moins que le virus de la grippe. Il ne devrait donc pas être nécessaire de modifier le vaccin de la même façon ou à la même fréquence. Au total et pour l’instant, très peu de mutations ont été observées pour le SRAS-CoV-2. Le SRAS-CoV-2 semble avoir un taux de mutation deux fois plus lent que l’influenza. Ce rythme lent de mutation du SRAS-CoV-2 serait donc une bonne nouvelle pour l’efficacité du vaccin qui sera donné aux marocains. Des systèmes de surveillance internationaux sont en place pour repérer si de telles mutations se produisaient.

  • Y-a-t-il des contre-indications aux nouveaux vaccins contre la COVID ?

Les contre-indications à la vaccination contre la COVID-19 sont :

– Grossesse par faute de données à l’heure actuelle

– Maladie COVID-19 datant de moins de 3 mois

– Réaction allergique grave (anaphylaxie) à un vaccin contenant un composant également présent dans le vaccin envisagé.

Une 2ème dose ne doit pas être administrée à toute personne ayant présenté une anaphylaxie après l’administration de la première dose de ce vaccin.

– En cas d’affection aiguë, il est conseillé de repousser la vaccination jusqu’à sa résolution.

  • Les femmes enceintes ou qui allaitent peuvent-elles se faire vacciner?

Actuellement, très peu de données sur l’efficacité ou l’innocuité du vaccin sont disponibles chez les femmes enceintes étant donné qu’elles ont été exclues des essais sur les vaccins. Cette population est cependant moins à risque de complications de la COVID-19 que les personnes âgées. Par précaution, il apparaît préférable de ne pas offrir la vaccination contre la COVID-19 aux femmes enceintes. Les femmes qui allaitent ont aussi été exclues des essais cliniques sur les vaccins contre la COVID-19. L’excrétion du vaccin dans le lait maternel et les risques associés pour le bébé allaité ne sont pas connus.

  • Ces vaccins ont-ils déjà été testés sur des personnes vulnérables face à la COVID-19 ?

Les personnes infectées par le VIH, d’autres affections immunodéprimantes ou qui prennent des médicaments ou des thérapies immunosuppressives peuvent courir un risque accru de COVID-19 sévère. Les données sont actuellement non disponibles pour établir la sécurité et l’efficacité du vaccin dans ces groupes. Ces personnes peuvent toujours recevoir le vaccin COVID-19, sauf contre-indication contraire. Cette catégorie devrait être conseillée sur :

– Profils de sécurité et d’efficacité inconnues chez les personnes immunodéprimées

– Possibilité de réponse immunitaire réduite

– Besoin de continuer à suivre toutes les directives actuelles pour se protéger contre le COVID-19

  • Quelle est la stratégie vaccinale pour le Maroc ?

Notre pays a décidé des groupes à vacciner en premier. Le Maroc va cibler les âgés de 18 ans et plus en priorisant :

– Professionnels de santé, autorités publiques, forces de sécurité et l’enseignement

– Personnes âgées

– Sujets à risque

– Le reste de la population

Les enfants ne constituent pas un groupe prioritaire initial pour la vaccination COVID-19 en raison de la moindre gravité de la maladie chez les enfants que chez les personnes âgées.

  • Dois-je toujours porter un masque, maintenir une distance sociale et me laver les mains régulièrement si j’ai été vacciné?

Les directives soulignent qu’il est toujours vital pour ceux qui ont reçu un vaccin de continuer à suivre les mesures existantes visant à réduire la propagation du virus. Nous ne savons pas encore s’il [le vaccin] vous empêchera d’attraper et de transmettre le virus, mais nous nous attendons à ce qu’il réduise ce risque. Il est donc toujours important de suivre les conseils pour protéger ceux qui vous entourent. En l’état des connaissances, les vaccins aujourd’hui disponibles ou en cours de développement réduisent la sévérité des symptômes, mais pas la contagiosité. On devra donc continuer de porter un masque.

  • Qu’est-ce que l’immunité collective et quel est son lien avec le programme de vaccination COVID-19?

L’immunité collective se produit lorsqu’un nombre suffisant de personnes sont vaccinées pour empêcher la maladie de se déplacer facilement d’une personne à l’autre. Finalement, la plupart de la population peut être en mesure d’être protégée contre une maladie particulière si le vaccin est suffisamment protecteur et si suffisamment de personnes dans la population sont vaccinées. Pour obtenir une immunité collective, il faut généralement qu’une grande partie de la population soit vaccinée. La proportion exacte qui devra être vaccinée pour influer sur la propagation du virus SRAS-CoV-2 dépend des caractéristiques de la maladie (facilité de transmission) et des caractéristiques du vaccin (capacité à arrêter la transmission, durée de protection). Il est plus facile de générer une immunité collective avec un vaccin qui offre une protection à long terme et qui empêche la transmission de l’infection entre les personnes. Les vaccins qui fournissent une protection à court terme nécessitent des doses de rappel, ce qui rend l’immunité collective plus difficile à obtenir. Au fur et à mesure que nous en apprendrons davantage sur les caractéristiques des vaccins COVID-19 et sur leur protection contre la maladie et la propagation du virus, de nombreuses études seront menées pour surveiller l’impact des vaccins et si l’immunité collective se développe au fil du temps. Des estimations ont cependant été faites : nous aurons besoin «d’environ 80 à 90% de la population pour bénéficier de l’immunité» avant que le gouvernement ne puisse considérer Covid-19 comme une menace. Il a déclaré qu’une partie de cela proviendrait de l’immunité développée par des personnes qui ont déjà eu le virus, mais a prédit qu’environ 70% de la population devrait être vaccinée.

  • Combien de personnes doivent-être vaccinées afin d’atteindre l’immunité collective contre la COVID-19?

Le pourcentage des personnes devant être protégées afin d’atteindre l’immunité collective varie en fonction de la maladie. Les experts ne savent pas quel pourcentage de personnes doit être vacciné pour atteindre l’immunité collective contre la COVID-19.

  • Les enfants et adolescents seront-ils vaccinés ?

Les enfants et adolescents ne font pas partie des publics prioritaires pour la vaccination alors que, contrairement aux adultes, ils entretiennent beaucoup de contacts sociaux (école, activités extra-scolaires…) :

– Tout d’abord, les enfants sont moins gravement touchés par le Covid-19. Ils peuvent néanmoins être infectés mais les formes sévères sont rares. Ils ne sont donc pas considérés comme un public à risque.

– De plus, les essais cliniques sont réalisés sur une population adulte. Des essais spécifiques doivent encore être réalisés sur les enfants et adolescents. Ces essais devront démontrer l’efficacité et la sécurité du vaccin pour ce public. En effet, un vaccin pour un adulte ne donne pas forcément les mêmes résultats sur un enfant, car leur système immunitaire est différent. Il est essentiel d’être conscient que le but premier du vaccin est d’abord de protéger les personnes vulnérables, et puis de diminuer les transmissions afin d’éviter les formes sévères de la maladie. C’est pourquoi les personnes âgées sont vaccinées en priorité. Actuellement, aucun vaccin pédiatrique n’est disponible et il peut s’écouler un certain temps avant qu’un vaccin ne soit approuvé, puis devienne disponible. Des essais cliniques doivent être menés chez l’enfant avant de pouvoir déterminer si les vaccins existants contre la COVID-19 sont sûrs et efficaces chez l’enfant.

  • Si les enfants en général ne seront pas vaccinés, que faire avec les enfants à risque ?

Les essais vaccinaux contre le SRAS-CoV-2 ne font que commencer chez les enfants et il existe donc des données très limitées sur l’innocuité et l’immunogénicité dans ce groupe. Les enfants et les jeunes ont un très faible risque de COVID-19, de maladie grave ou de décès dû au SRAS-CoV-2 par rapport aux adultes et les vaccins COVID-19 ne sont donc pas systématiquement recommandés pour les enfants et les jeunes de moins de 18 ans. Il existe actuellement très peu de données sur les facteurs de risque cliniques dans l’enfance, mais les enfants atteints de comorbidités neurologiques sont surreprésentés chez ceux qui développent un COVID-19 sévère nécessitant des soins intensifs et ceux qui meurent de COVID-19. Étant donné le risque accru d’exposition à l’infection et aux éclosions en milieu institutionnel, la vaccination peut être envisagée pour les enfants souffrant de troubles neurologiques graves (y compris la paralysie cérébrale, l’autisme grave et la trisomie 21) qui passent régulièrement du temps dans des établissements de soins spécialisés pour enfants ayant des besoins spécifiques. Les recommandations sur la vaccination des enfants souffrant d’autres affections sous-jacentes seront examinées après la phase de déploiement initiale, date à laquelle des données supplémentaires sur l’utilisation des vaccins chez les adultes devraient permettre une meilleure évaluation des risques et des avantages. Des essais cliniques doivent être menés chez l’enfant avant de pouvoir déterminer si les vaccins existants contre la COVID-19 sont sûrs et efficaces chez l’enfant.

  • Les personnes qui ont déjà eu le COVID-19 pourront-elles se faire vacciner?

Il existe encore beaucoup d’incertitudes concernant le degré et la durée de protection associés à l’infection naturelle par le SRAS-CoV-2. Un certain nombre de réinfections a d’ailleurs été documenté dans la littérature scientifique. En ce sens, il apparaît prudent d’offrir la vaccination contre la COVID-19 aux personnes ayant fait une infection confirmée ou ayant eu une sérologie positive à ce virus. En pratique, il n’y ait pas actuellement suffisamment de données pour déterminer comment une infection antérieure par COVID-19 affecte l’efficacité du vaccin. On sait que l’immunité naturelle contre le virus diminue avec le temps, donc actuellement, les personnes qui ont déjà été infectées sont éligibles pour recevoir le vaccin.

  • Les personnes actuellement infectées par la COVID-19 pourront-elles se faire vacciner?

La vaccination doit être différée jusqu’à la guérison d’une maladie aiguë (si la personne présentait des symptômes) et les critères ont été remplis pour interrompre l’isolement. Il n’a pas d’intervalle minimal entre l’infection et la vaccination. Cependant, les preuves actuelles suggèrent que la réinfection est peu fréquente dans les 90 jours suivant l’infection initiale, et donc les personnes ayant une infection aiguë documentée au cours des 90 jours précédents peuvent différer la vaccination jusqu’à la fin de cette période, si désiré.

  • Quel délai respecter entre un antécédent de Covid-19 et la vaccination ?.

Il apparait que la réinfection est très peu fréquente dans les 90 jours suivant l’infection initiale ; on recommande donc que les personnes ayant une infection aiguë documentée par le SARS-CoV-2 soient vaccinées après ce délai de 90 jours.

  • Par quelle voie il faut administrer les vaccins de la Covid ?

Tous les vaccins prochainement seront administrés par voie intramusculaire.

  • Les sujets âgés seront-ils protégés de la même façon par le vaccin ?

On sait pour les personnes âgées que le vaccin contre la grippe est moins immunogène du fait d’un système immunitaire moins actif. La même question se pose pour les vaccins de la Covid-19, raison pour laquelle les essais cliniques de phase III incluent des sujets âgés ou à risque. L’objectif sera surtout de savoir si un type de vaccin doit préférentiellement être administré dans ces populations.

  • Combien de doses de vaccins seront nécessaires?

À l’heure actuelle, on ne sait pas combien de personnes devront être vaccinées pour une protection efficace de la population et, par extension, combien de doses seront nécessaires. Des preuves supplémentaires sont nécessaires à partir des essais de vaccins Covid-19 avant de pouvoir répondre à la question. La quantité de vaccin requise pour une population définie dépendra des preuves issues des essais de phase III du vaccin COVID-19 sur l’efficacité et de ce que l’on peut supposer concernant la durée moyenne de la protection vaccinale – ce sera une hypothèse jusqu’à ce que les résultats des essais de phase IV sur la durée de protection contre les infections et les maladies graves sont signalés. Tous les vaccins COVID-19 sauf un actuellement en essais cliniques de phase III aux États-Unis nécessitent deux injections pour être efficaces. Il est très important que vous receviez les deux doses dans les délais impartis pour assurer la meilleure protection contre le COVID-19.

Encore une fois, pour assurer la meilleure protection contre le COVID-19, il est très important de ne pas sauter la 2ème dose. La 2ème dose doit provenir du même fabricant de vaccins, il sera donc important de vous assurer que l’endroit où vous recevrez votre 2ème dose dispose du bon vaccin. Si vous le pouvez, il serait préférable de faire un suivi avec le même fournisseur qui vous a donné votre première injection. Ces doses sont généralement administrées à 3 à 4 semaines d’intervalle.

  • Quel délai respecter entre les 2 injections du vaccin ?

Le schéma vaccinal comporte 2 doses administrées par voie intramusculaire, à 3 semaines d’intervalle. La 2ème dose peut être administrée entre le 17ème et le 21ème jour. Si par erreur elle était faite avant le 17èmejour, il ne serait néanmoins pas nécessaire de la répéter. Si plus de 21 jours se sont écoulés depuis la première dose, la deuxième dose doit être administrée dès que possible, mais il n’y a pas besoin de faire en tout plus que 2 doses.

  • Combien de temps après avoir reçu le vaccin, l’immunité se développe-t-elle ?

Il faut «quelques semaines à votre corps pour se protéger du vaccin». Il est important de souligner également l’importance de continuer à adhérer aux mesures existantes visant à réduire la transmission du virus: Comme tous les médicaments, aucun vaccin n’est totalement efficace, vous devez donc continuer à prendre les précautions recommandées pour éviter l’infection. Certaines personnes peuvent encore contracter la COVID-19 malgré une vaccination, mais cela devrait être moins grave. Le vaccin contre la COVID-19 devrait conférer une certaine protection quelques semaines après votre première injection et atteindre son niveau d’efficacité optimal après votre deuxième injection. Il est très important de recevoir la deuxième injection dans le délai recommandé pour maximiser l’efficacité du vaccin.

  • Combien de temps vais-je être protégé contre la COVID-19 grâce au vaccin? S’agira-t-il d’une vaccination annuelle comme pour la grippe?

Nous ne savons pas encore tout sur la durée de l’immunité. Pour déterminer combien de temps dure cette protection, des études de suivi sont nécessaires à la détection les niveaux des deux types de réponses immunitaires (les anticorps et les cellules T) ainsi que les risques liés à une exposition répétée. Plus d’informations quant à la durée de l’immunité seront partagées une fois qu’elles seront disponibles.

  • Puis-je contracter la COVID-19 après avoir reçu la première dose du vaccin?

Bien que la première dose du vaccin confère une certaine immunité, vous restez susceptible d’être contaminé par la COVID-19. La première dose de vaccin vous offrira une certaine protection, mais il est recommandé de se faire administrer deux doses pour bénéficier de la protection prévue.

  • Les vaccins Covid-19 préviennent-ils la transmission du virus ?

On ne sait pas actuellement si les vaccins Covid-19 empêchent la transmission du virus SRAS-CoV-2 responsable de la maladie Covid-19. À l’heure actuelle, l’utilisation des vaccins Covid-19 vise à fournir une protection directe aux personnes vulnérables. Bien que les essais aient montré qu’il empêchait les gens de développer des symptômes de la maladie, ils n’ont pas été testés pour voir s’il empêche les gens d’être infectés par le virus. On ne sait donc pas si les personnes vaccinées pourraient développer une infection asymptomatique (et donc transmettre le virus à d’autres). Les données provisoires des essais vaccinaux de certains vaccins ont indiqué que le schéma posologique complet «pourrait aider à prévenir la transmission du virus, comme en témoignent les taux inférieurs d’infection asymptomatique avec les vaccins», bien que le rapport note que des informations supplémentaires deviennent disponibles «lors de la prochaine évaluation des données d’essai».

  • Que fait-on pour lutter contre la désinformation vaccinale ?

Les spécialistes de la santé publique ont exprimé leurs inquiétudes quant au fait que les messages anti-vaccination, en particulier ceux diffusés sur les réseaux sociaux, pourraient avoir un impact négatif sur l’efficacité d’un déploiement massif des vaccins Covid-19. Le gouvernement a convenu d’un ensemble de mesures avec les médias pour lutter contre la désinformation des vaccins. Les professionnels de santé et les enseignants doivent mener une communication très pédagogique. En plus, ils doivent être convaincus pour convaincre le grand public.

  • Est-il possible de co-administrer le vaccin anti-Covid avec d’autres vaccins ?

Bien qu’il n’existe pas de données sur la co-administration du vaccin COVID-19 avec d’autres vaccins, en l’absence de telles données, les premiers principes suggéreraient que l’interférence entre des vaccins inactivés avec un contenu antigénique différent est susceptible d’être limitée. D’après l’expérience avec d’autres vaccins, toute interférence potentielle est le plus susceptible d’entraîner une réponse immunitaire légèrement atténuée à l’un des vaccins. Il n’y a aucune preuve de problème de sécurité, bien que cela puisse rendre l’attribution de tout événement indésirable plus difficile. En raison de l’absence de données sur la co-administration avec les vaccins COVID-19, il ne devrait pas être systématique d’offrir des rendez-vous pour administrer ce vaccin en même temps que d’autres vaccins. Sur la base des informations actuelles sur les premiers vaccins COVID-19 déployés, la planification devrait idéalement être séparée par un intervalle d’au moins 14 jours pour éviter une attribution incorrecte d’événements indésirables potentiels. En l’absence de données, il s’avère raisonnable et prudent de donner le vaccin COVID-19 au minimum 14 jours après ou 28 jours avant l’administration de tout autre vaccin, inactivé ou vivant atténué. Des délais minimaux permettraient notamment de faciliter l’évaluation des manifestations cliniques inhabituelles pouvant survenir après la vaccination. D’autres organismes recommandent des délais plus courts, soit de 7 jours par exemple, tant avant qu’après l’administration de la vaccination contre la COVID-19.

  • J’ai eu mon vaccin contre la grippe, ai-je également besoin du vaccin COVID-19 ?

Le vaccin contre la grippe ne vous protège pas du COVID-19. Comme vous êtes éligible pour les deux vaccins, vous devriez les avoir tous les deux, mais normalement séparés d’au moins 2 semaines.

  • Puis-je attraper la COVID-19 grâce au vaccin?

Vous ne pouvez pas attraper le COVID-19 avec le vaccin, mais il est possible d’avoir attrapé la COVID-19 et de ne pas réaliser que vous présentez les symptômes avant votre rendez-vous de vaccination.

  • Quelle est l’efficacité du vaccin COVID-19 si je ne reçois qu’une seule dose ?

L’efficacité du vaccin COVID-19 après une dose est inférieure à celle avec 2 doses. Pour une meilleure protection, il est recommandé que les individus reçoivent deux doses.

  • Les vaccins anti-COVID-19 sont-ils interchangeables ?

Les vaccins COVID-19 ne sont pas interchangeables. L’innocuité et l’efficacité d’une série mixte n’ont pas été évaluées. Les personnes qui lancent une série avec le vaccin X doivent compléter la série avec le même produit X. Actuellement, cette information n’est pas disponible. Les travaux sont en cours, et une recommandation suivra.

  • Est-il sécuritaire de se faire vacciner contre le COVID-19 si j’ai une maladie sous-jacente ?

La vaccination COVID-19 est particulièrement importante pour les personnes ayant des problèmes de santé sous-jacents tels que les maladies cardiaques, les maladies pulmonaires, le diabète et l’obésité. Les personnes atteintes de ces maladies sont plus susceptibles de tomber gravement malades à cause du COVID-19.

  • Si j’ai des allergies, puis-je recevoir le vaccin COVID-19 ?

Les allergies saisonnières et même les allergies alimentaires, y compris les allergies aux crustacés et aux arachides, ne vous excluent pas du vaccin COVID-19. Les personnes qui ont eu des réactions graves, comme l’anaphylaxie, à des médicaments injectables ou à des vaccins dans le passé ne devraient pas recevoir le vaccin COVID-19 pour le moment. La France recommande d’éviter le vaccin chez les personnes présentant des antécédents d’allergies graves de type anaphylactique (réaction rapide et grave avec atteinte respiratoire ou digestive), dans l’attente de données complémentaires. Par ailleurs, La vaccination est contre-indiquée aux personnes ayant des antécédents d’allergie sévère à l’un des composants du vaccin.

Les réactions allergiques qui ne relèvent pas de l’anaphylaxie ne constituent pas une contre-indication à la vaccination. La Fédération française d’allergologie a également précisé que «les antécédents d’allergie ou d’anaphylaxie ne constituent en aucun cas une contre-indication systématique à cette vaccination».

  • Les personnes atteintes d’une maladie auto-immune ou dysimmunitaire peuvent-elles recevoir ce vaccin?

Aucune maladie auto-immune ou dysimmunitaire n’est une contre-indication à un vaccin inerte (contrairement aux vaccins vivants qui peuvent déclencher une infection vaccinale si un traitement immunosuppresseur est en cours). Le fait de présenter une maladie auto-immune ou dysimmunitaire ne devrait donc pas être un critère de contre-indication stricte à la réalisation d’un vaccin Covid-19 non vivant. Il paraît par contre raisonnable de décaler la vaccination chez les individus en poussée de leur maladie auto-immune.

  • Est-ce qu’une personne immunodéprimée peut se faire vacciner?

Actuellement, il n’y a pas de données suffisantes sur la vaccination des personnes immunodéprimées. Il est estimé que, chez les personnes immunodéprimées, les avantages de la vaccination avec le vaccin COVID-19 surpassent les risques. Toutefois, la réponse immunitaire pourrait être diminuée chez ces personnes. Une décision éclairée sera prise avec la personne à vacciner ou son représentant si elle est inapte.

  • Est-ce qu’une personne ayant une maladie auto-immune peut se faire vacciner?

Actuellement, il n’y a pas de données suffisantes sur la vaccination des personnes ayant une maladie auto-immune. Il est estimé que, chez les personnes ayant une maladie auto-immune, les avantages de la vaccination avec le vaccin COVID-19 surpassent les risques. Il n’est pas nécessaire de demander l’avis du médecin traitant avant de vacciner une personne ayant une maladie auto-immune. Une décision éclairée sera prise avec la personne à vacciner ou son représentant si elle est inapte.

  • Les traitements immunosuppresseurs risquent-ils d’avoir un impact négatif sur l’efficacité des vaccins Covid-19 ?

La plupart des immunodépressions et des traitements immunosuppresseurs risquent d’impacter négativement l’efficacité du vaccin à la fois pour les réponses immunitaires humorale (anticorps) et cellulaire (lymphocytes T). La description de Covid-19 chroniques chez des patients souffrant de déficit immunitaire humoral ou recevant du rituximab suggère que la réponse humorale est probablement indispensable au contrôle de l’infection virale. On peut craindre que ces mêmes patients acquièrent une immunité acquise post-vaccinale insuffisante.

Je suis sous anti-vitamine K. Comment je dois être vacciné ?

Pour les patients sous anti-vitamines K ou présentant des troubles de l’hémostase, il vaut mieux utiliser la voie sous-cutanée avec les précautions suivantes :

– utiliser une aiguille fine, choisir plus volontiers la région deltoïdienne (la zone est plus facile à voir et à suivre),

– appliquer une pression ferme au point d’inoculation, mais sans friction, pendant au moins cinq minutes

Tout cela pour prévenir de l’éventualité d’hématome ou d’une réaction inflammatoire locale. Les personnes qui suivent un traitement à faibles doses d’acide acétylsalicylique et à l’héparine ne courent pas un plus grand risque de complications et peuvent être immunisées sans danger par voie IM ou sous-cutanée sans que l’on soit dans l’obligation d’interrompre leur traitement. En général, les injections SC sont utilisées de préférence aux injections IM dans cette population, et cette voie devrait être envisagée lorsqu’on sait que l’efficacité dans les deux cas est la même, en particulier si une personne souffre d’un trouble hémorragique irréversible

  • Y a-t-il des frais pour le vaccin?

Au Maroc et suite aux recommandations de sa Ma majesté, la vaccin sera offert gratuitement . La vaccination est gratuite pour la personne se faisant vacciner durant l’épidémie.

  • Combien de temps les anticorps se forment-ils après avoir reçu le vaccin (c’est-à-dire combien de temps après avoir reçu le vaccin suis-je protégé) ?

Il faut généralement environ une à deux semaines pour que l’immunité se développe après la vaccination, mais le calendrier spécifique de tout vaccin contre le coronavirus dépendra dans une certaine mesure du type de vaccin dont il s’agit.

  • Le vaccin COVID-19 remplace-t-il le vaccin contre la pneumonie ou le vaccin contre la grippe ?

Non, le vaccin COVID-19 ne remplace ni le vaccin contre la pneumonie ni le vaccin contre la grippe. C’est une bonne idée d’être à jour sur les vaccins contre la pneumonie et la grippe en plus du COVID-19.

  • Le vaccin contre la COVID-19 me garantit-il que je ne contracterai pas le virus ?

Comme tout vaccin, il n’existe aucune garantie que vous ne contracterez pas le virus, mais les informations disponibles à ce jour indiquent que les vaccins envisagées sont efficaces à 90 %- 95 % contre la COVID-19.

  • Le vaccin peut-il me donner le COVID-19 ?

Aucun des vaccins COVID-19 actuellement autorisés pour une utilisation va causer le COVID-19. Cependant, il faut généralement quelques semaines au corps pour construire une immunité après la vaccination. Cela signifie qu’il est possible que vous soyez infecté par le virus qui cause le COVID-19 juste avant ou juste après la vaccination et que vous tombiez malade.

  • L’immunité acquise par l’infection naturelle est-elle plus solide que l’immunité post- vaccinale ?

La protection qu’une personne obtient en cas d’infection varie d’une personne à l’autre et en fonction de l’infection. Plusieurs études ont montré que de nombreuses personnes n’ont plus d’anticorps détectables quelques mois après une infection bénigne ou asymptomatique. On ne sait pas si ces personnes peuvent ou non se réinfecter. En revanche, les personnes qui ont fait une infection plus grave ont presque toutes des anticorps détectables au moins 6 mois plus tard. C’est pourquoi la faut laisser la possibilité de décider au cas par cas si une personne préalablement infectée devait ou non se vacciner. La vaccination entraîne une immunité qui semble initialement comparable à celles des personnes qui ont fait une forme grave mais on ne sait pas dans quelle mesure cette immunité persiste plus au-delà de 6 mois. Nous aurons une forte chance d’être protégé si l’on est exposé au virus avant la 2ème dose mais seule une vaccination complète avec 2 doses vaccinales offre une protection efficace.

  • La vaccination peut-elle être utilisée en post-exposition ?

Aucune étude n’a pour l’instant été réalisée à ce sujet. Compte tenu de la période d’incubation de la Covid-19 (7 jours en médiane) et du délai entre la 1ère dose vaccinale et la protection conférée par les vaccins, la vaccination ne constitue probablement pas une stratégie efficace pour prévenir la maladie de cette exposition particulière. Les personnes ayant eu une exposition connue au SARS-CoV-2 ne devraient pas se faire vacciner avant la fin de leur période de quatorzaine.

  • Que se passe-t-il en cas de rupture de stock avant que je reçoive ma deuxième injection ?

Le CDC structure les expéditions de manière à ce que le même nombre de doses soit envoyé 21 et 28 jours après la première livraison, afin que les prestataires de soins ait suffisamment de vaccins pour une deuxième dose. L’exigence de 21 ou 28 jours entre les doses constitue une exigence minimale, non maximale. Si, pour quelque raison que ce soit, vous n’êtes pas en mesure de vous faire administrer la deuxième dose à l’intervalle recommandé, vous pourrez alors la recevoir à une date ultérieure.

Points en suspens ayant un impact sur la stratégie de vaccination
– Manque de données sur l’efficacité de la vaccination en ce qui concerne la réduction de l’infectiosité et de la transmission.
– Saisonnalité possible du COVID-19 : il faudra peut-être ultérieurement fixer une période de l’année pour la vaccination si l’efficacité des vaccins est limitée dans le temps (par analogie avec les recommandations concernant la vaccination contre la grippe) et que des données plus solides établissent une saisonnalité.
– La durée de protection n’étant pas connue, des rappels vaccinaux pourraient être nécessaires.
– On ne sait pas encore dans quelle mesure ni dans chez quelles catégories de personnes les infections au COVID-19 peuvent laisser des séquelles durables. La morbidité à long terme devra être prise en compte pour l’objectif 1 de la stratégie dès que l’on aura davantage d’informations à ce sujet.
– Manque de données sur les propriétés des vaccins chez les enfants, les adolescents et les femmes enceintes.
Par: M Bouskraoui (Marrakech) , S Afif (Casablanca), H Afilal (Rabat), MJ Alao (Bénin), M Amorissani Folquet (Côte-d’Ivoire), R Amrani (Oujda), Y Atakouma (Togo), S Ategbo (Gabon), K Benani (Tanger), M Benazzouz (Responsable du programme d’immunisation-Maroc), A Bensnouci (Algérie), O Claris (APLF), R Cohen (Conseiller-France), M Douaji (Tunisie), D Gendrel (Conseiller-France), M Hida (Fès), I khalifa (Mauritanie), P Koki Ndombo (Cameroun), JR Mabiala Babela (Congo Brazza), O Ndiaye (Sénégal), M Saadi (Agadir), A Soumana (Niger), MC Yanza Sepou (Centre-afrique), M Youbi (Direction de l’épidémiologie-Maroc). 

 

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