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Une lueur d’espoir pour guérir des troubles de stress post-traumatique

Une lueur d’espoir pour guérir des troubles de stress post-traumatique
Les personnes souffrant de trouble de stress post-traumatique peuvent-il un jour se débarrasser de ce mal accompagné fréquemment de sentiments intenses et bouleversants comme la panique et la colère ou la honte ?.   Des chercheurs de l’université de Cambridge tentent de répondre à cette question en identifiant une protéine qui pourrait bien servir de marqueur pour identifier des souvenirs considérés comme malléables. C’est une découverte d’après  https://www.journaldugeek.com/2021/10/17/et-si-le-stress-post-traumatique-netait-plus-quun-mauvais-souvenir/ qui pourrait changer notre conception de la mémoire. La mémoire aussi bien factuelle qui enregistre les noms, date d’anniversaire, ou numéro de téléphone que celle que les chercheurs désignent comme “instinctive” et liée à des événements traumatisants et qui s’accompagne de séquelles psychologiques. L’objectif des chercheurs étant de pouvoir alléger, voire de supprimer cette charge émotionnelle handicapante.
Une protéine, tuteur aux souvenirs
Baptisée “shank”, cette protéine selon les chercheurs joue sur les récepteurs qui gèrent les connexions entre certains neurones. C'est sorte de tuteur aux souvenirs . il y a lieu de préciser que les  expériences ont été menées sur des souris. Ils ont été conditionnées en les mettant dans une situation de stress poste traumatique, en leur infligeant de faibles décharges électriques, accompagnées d’un son caractéristique.  Les chercheurs leur ont par la suite “rappelé” cette douleur en répétant le son, mais sans les décharges. Ils leur ont injecté un bêtabloquant nommé propranolol.  D'après des recherches précédentes, ce produit provoque normalement une amnésie chez la souris mais dans ce cas précis, les souris ont conservé la mémoire de cet événement, et toutes les protéines shank étaient parfaitement stables. Pour les chercheurs, cela prouve que cette protéine peut être utilisée comme un indicateur de la “malléabilité” des souvenirs. Plus elle est présente, plus elle permet à certains neurones de tisser des liens solides et donc d’ancrer le souvenir. À l’inverse, si elle est dégradée, les souvenirs deviennent bien plus malléables. Nous ne savons pas encore si elle est directement impliquée dans la dégradation de la mémoire ou si c’est un sous-produit d’une réaction plus profonde”, explique le Dr. Amy Milton, neurobiologiste à Cambridge. “Mais ce que ça nous donne, en un sens, c’est la clé de l’une des principales portes de la biochimie de la mémoire”, a t-elle précisée. Il reste que ces travaux devront être   validés par la communauté scientifique. Et surtout pouvoir transposer ces résultats à l’être humain et faire face à la complexité de la physiologie cérébrale humaine.

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