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Vente de médicaments sur les réseaux sociaux: Le Procureur Général du Roi hausse le ton

Vente de médicaments sur les réseaux sociaux: Le Procureur Général du Roi hausse le ton
Vente illégale de médicaments : Le parquet hausse le ton. La prolifération des ventes illégales de médicaments favorisée entre autres  par le net et les réseaux sociaux a poussé le Procureur général du Roi près la Cour de Cassation, président du Ministère public, El Hassan Daki à adresser une circulaire aux procureurs et procureurs généraux du Roi dans laquelle il les «exhorte à lutter contre la commercialisation illégale des médicaments et des produits pharmaceutiques non médicamenteux ». le président du ministère public a rappelé dans sa circulaire dispositions de la loi 17.04 portant code du médicament et de la pharmacie. Celle-ci interdit l'exposition à la vente et la vente des médicaments et des produits pharmaceutiques non médicamenteux au public, en dehors du cadre légal. L’article 55 de ladite  précise  que sont considérés comme lieux d’exercice de la pharmacie, l’officine de pharmacie, les réserves de médicaments dans les cliniques et établissements pharmaceutiques. Pour sa part  l’article 19 édicte que la fabrication, l’importation, l’exportation et la vente en gros des médicaments ne peuvent être effectuées que par les établissements pharmaceutiques industriels définis au 2-ème alinéa de l’article 74 de la même loi.
La police judicaire intervient
Aussi, le contrôle de l’application de ces dispositions va se faire via la police judiciaire. Celle-ci devra coordonner avec les services régionaux du ministère de la Santé ou les services centraux de la direction du médicament et de la pharmacie. il s'agit d'assurer un  contrôle  de toutes les formes de vente et de distribution illégales de médicaments. Pour rappel, suite à la demande de la fédération nationale des syndicats des pharmaciens du Maroc et le Conseil Régional des pharmaciens du sud,  la Direction du médicament et de la pharmacie avait saisi le ministère public dans le but de faire face à la hausse des ventes illégale de médicaments s sur internet et sur les réseaux sociaux notamment par ceux qu’on appelle influenceurs et qui n’ont aucun diplôme ni qualification médicale ou pharmaceutique  leur permettant de conseiller, prescrire ou vendre des médicaments. D’ailleurs, les pharmaciens ont déposé une plainte contre des publicités de médicament circulant sur les réseaux sociaux. Affaire à suivre.  

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